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18 mai 2012
Mistral OZ

L’économie de la connaissance face au monde libre (partie 1)

L’économie de la connaissance

L’économie de la connaissance concerne la vente d’une production intellectuelle qui n’est pas issue des ressources naturelles. On compare généralement ce nouveau paradigme à celui de l’industrie qui a fait le succès des pays occidentaux le siècle dernier.

Aujourd’hui, on voit des phénomènes nouveaux où une entreprise comme Facebook arrive à être mieux valorisée que d’autre comme General Motors. Preuve (s’il en était besoin) du succès de la méthode.

La problématique qui se pose alors à notre société est le modèle économique de ce système. La production intellectuelle est immédiatement duplicable à l’infini via la dématérialisation informatique. Ceci pour un coût négligeable. Ainsi un nouveau logiciel, une musique ou un document de travail quelconque coûte le même prix qu’il soit partagé à une ou à plusieurs personnes.

Internet est alors devenu cette corne d’abondance où ces données sont échangées très rapidement. Ce qui a pour effet de provoquer l’indignation des créateurs de ces données qui ont un manque à gagner : Si on peut avoir gratuitement ce qu’ils ont à vendre, comment faire pour qu’ils aient l’argent pour continuer à produire ?

Une économie de la connaissance sans brevet ?

Lorsqu’on parle du « libre », on parle de production intellectuelle mise à disposition gratuitement et sans brevet. Cela a plusieurs avantages car

  • étant gratuite, la diffusion de la production est moins complexe à générer (pas besoin de réseau de diffusion coûteux, de comptabilité complexe, ...). Cela permet alors de s’affranchir des réseaux de production comme les majors (dans le monde du disque) ou les éditeurs (dans les mondes littéraire et logiciel).
  • n’étant pas soumise à un brevet contraignant [1], il est le plus souvent possible de modifier, d’améliorer ou d’enrichir ses propres créations en s’appuyant sur la création des autres.
  • La paternité d’une création pouvant être multiple, une création peut continuer d’être améliorée indéfiniment et même bien après que son créateur ait cessé de s’en occuper.

Ainsi une production produite hier peut être utilisée dès le lendemain par des milliers de gens. Et parfois même, avant que la production soit entièrement achevée !

Article rédigé par Mistral OZ, membre du Parti Pirate Breton.

Pour poursuivre : Partie 2 : Le choix du libre pour la société et Partie 3 : Le modèle économique du libre.

Notes

[1] Il existe des licences « libre » permettant de fixer un cadre plus ou moins souple aux créations, ce n’est pas l’objet de cet article mais je développerai ceci volontiers dans le cadre d’un autre article si vous en manifestez le besoin

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