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11 juillet 2016

Osez aborder le Parti Pirate

Lors de la rencontre du Parti Pirate organisées à Rennes le 2 juillet, des questions nous ont été soumises. Elles ont été discutées en AG le lendemain 3 juillet. Voici les questions ainsi que les réponses :

« Aujourd’hui les commerçant ont gagné (supermarchés…) au détriment des producteurs. Comment inciter à produire de manière responsable (socialement, écologiquement) alors même que la valeur ajoutée n’est pas à l’avantage du producteur ? »

=> Sécuriser et améliorer le cadre légal pour favoriser les circuits courts, les entreprises coopératives, et adapter le dispositif de la PAC pour favoriser les agricultures responsables (au contraire des règles actuelles).

« Afin d’éviter la surcharge des déchetteries… qui amènent la pollution… Faut-il créer des règlements, normes qui évitent l’obsolescence programmée ? »

=> Oui, bien sûr, et en particulier favoriser l’interopérabilité des pièces de rechange.

« Doit-on produire la nuit des choses telles que des pneus ? (alors que cela brise des couples, accroit la maladie…) ? »

=> Informer sur les conditions sociales de production des outils manufacturés (déjà dans la loi) et rendre le cadre légal des conditions de santé et de pénibilité plus respectueuses.

« Salaire à vie : Le monde non marchand (éducation, capital naturel, service des écosystèmes…) est utile au monde marchand mais n’est pas valorisé ? »

=> Le monde non marchand est utile à la société. Le revenu de base est une bonne approche (inconditionnelle, droit à vivre). Le revenu n’est néanmoins pas lié à l’utilité économique des individus.

« Les biens communs (forets, four banal, pré communal, abattoir communal…) sont devenu privés. Les services publics (transports, éducations, énergie) sont de plus en plus privatisés. Quelle est la frontière du service public que l’on souhaite ? »

=> Un exemple : Enercoop, un privé, propose une troisième voie où les sociétaires sont producteurs, consommateurs et salariés de l’entreprise. Son éthique de production énergétique est plus louable que celle promue par l’État français. La frontière est complexe et la liberté de challenger l’État dans ses missions est importante pour le progrès et le choix des consommateurs. Pour autant, l’État doit continuer à fournir des services publics qualitatifs sans se dédouaner sur le privé.

« Fiscalité ? Place de la machine ? Faut-il taxer le capital (machine…) à hauteur de ce que cela remplace de travail ? »

=> Oui, il faut trouver de nouvelles sources pour remplir les caisses sociales. Le gain de productivité justifierait de nouvelles taxes.

« Partage ? »

=> Oui, copiez moi !

« L’économie ouverte apporte concurrence généralisée des travailleurs, déséquilibre de la balance commerciale … baisse des acquis sociaux pour être compétitifs. Que pensez-vous du protectionnisme éducateur ? »

=> Nous ne sommes pas favorables à des frontières trop fermées. Le nivellement des conditions sociales de travail à travers le monde remet en question nos acquis. Pour autant la préférence nationale n’est pas une option très humaniste d’un point de vu international. Des ajustements fiscaux et de taxes (type taxe carbone) sont à envisager pour certains produits mais n’est pas une solution miracle.

Vous aussi vous vous posez certaines questions ? N’hésitez pas à les poser en commentaire. Nous y répondrons dès que possible (mais, sauf question simple, nous préférons y répondre collégialement et donc prendre le temps d’une réponse honnête).

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