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8 février 2015
Jean-Baptiste Lagnié

Suite à notre action sur Yvan Colonna

Nous étions à Redon en décembre pour demander un procès équitable.

Le vendredi 19 décembre dernier, Mistral Oz et moi-même participions à un événement organisé en soutien à Yvan Colonna au bar L’Appart’ de Redon. Mené conjointement par la Ligue des Droits de l’Homme de Redon et le Parti Pirate Bretagne, cette action a permis d’attirer l’attention de nos concitoyens sur les dessous du procès du berger corse. Par ailleurs, la diffusion d’un reportage sur France 3 dernièrement (5 février 2015) nous permet de ne pas oublier les nombreuses « zones d’ombre » présentes dans cette affaire.

La section locale du Parti Pirate Bretagne - à l’instar de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) - déplore que la juridiction en charge du dossier Colonna n’ait pas organisé la reconstitution de l’attentat d’Ajaccio. En effet, une reconstitution aurait pu lever toutes les incertitudes qui révèlent le caractère très incomplet de l’information. La FIDH stigmatise également les juges antiterroristes de l’affaire Érignac, des magistrats au « pouvoir considérable » qui n’auraient pas été « attentifs aux arguments de la défense ».

Fin janvier 2015 la Cour Européenne des Droits de l’Homme a déclaré « recevable » la requête pour atteinte au procès équitable déposée par Yvan Colonna. Si la juridiction européenne venait à condamner la France à l’horizon 2017, la défense d’Y. Colonna pourrait alors saisir la cour de révision et de réexamen de la Cour de cassation.

Globalement, les récents actes terroristes nous mettent face à nos responsabilités et nous amènent à poser la question suivante : pouvons-nous bafouer le droit à un procès équitable au nom d’une supposée efficacité judiciaire - voire même purement administrative - dans la lutte contre le terrorisme ?

Au nom de la lutte contre le terrorisme, nos droits les plus fondamentaux sont continuellement mis en péril par de nouvelles lois souvent écrites dans l’urgence et l’émotion (liberté d’expression, liberté de déplacement, droit à la vie privée, droit à des procédures équitables...).

Il n’est pas possible, au nom de politiques sécuritaires, de préserver nos principes démocratiques en les bafouant et en créant des lois d’exception. La présomption de culpabilité ne doit pas remplacer la présomption d’innocence, ni la police ne doit remplacer la justice.

Nous nous opposons à l’abandon de la démocratie et de l’État de droit.

Librement,

Jean-Baptiste Lagnié (social_sysop)

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